
CHAMP DE MARS
C'est un duo mêlant les voix d'une jeune femme retrouvée noyée dans une rivière et de sa mère qui cherche à comprendre ce qui lui est arrivé. En plaçant la fiction au cœur d’un mécanisme tragique de dialogue entre une fille tuée par son conjoint puis jetée dans la Deûle, et sa mère qui pleure sa disparition, comme Déméter le ferait pour Perséphone, la pièce opère un long chant à rebours qui retourne à la source pour tenter de saisir comment la vie et la mort cohabitent, s’entrechoquent ou se détruisent. Le texte est conçu comme un monologue pour une actrice accompagnée d’une autre interprète qui ne parle pas. Nous voulons faire de ce monologue un oratorio brut, physique, qui repose sur une immense complicité et confiance entre deux interprètes féminines. Sur un sujet aussi douloureux, proposer un plateau dans la douceur et l'écoute, comme un antidote.